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  Joseph d'Anvers

 

Joseph est un amateur de foot, un vrai ! D'ailleurs, pour célébrer chacune des compétitions internationales, il sort un album.

Le premier "Les Choses en face" était sorti en 2006: un duo avec Miossec, des premières parties de dEus, une belle brochette de festival et un joli succès pour celui que l'on proclame "petit frère" de Dominique A ou Daniel Darc.

Après avoir notamment écrit pour Bashung ou pour notre Dick Rivers préféré, Joseph nous livre son 2è album pour fêter l'Euro: pour l'occasion, Joseph s'est préparé tout spécialement en allant enregistrer son album au pays des quintuples champions du Monde : le Brésil ! Il s'est aussi s'entourer de Mario Caldato Jr (Beastie Boys, Jon Spencer Blues Explosion, Jack Johnson, Beck, G Love, Day One…) qui assure la production.

Ses "Jours sauvages" sortira le 23 juin prochain, mais le single "Kids" tourne déjà à fond sur le mange-disque de la Soupe aux Shoots.

 

La Sas: Tu as enregistré ton dernier album « Les jours sauvages » du côté de Rio : tu as eu l’occasion d’aller voir des matches ?

Joseph : Un peu mon n'veu....le jour même où je suis arrivé, l'assistant de Mario Caldato supporter du Flamengo m'a emmené au Maracana pour voir un match contre Atletico Fc, un match de championnat brésilien. Après je devais aller en voir d'autres comme le derbit Flamengo / Fluminense ainsi que Brésil / Uruguay vu que les places sont pas chères, mais j'ai privilégié le travail au foot...

La Sas: L’ambiance foot-string de Rio a t’elle influencé ton travail sur place ?

Joseph : Non, ça ne m'a pas influencé directement pour l'album mais pour les conditions, mon hôtel étant à 30m de la plage à côté de Copacabanha, donc forcément....
Comme les sessions commencaient à midi, le matin j'allais courir un peu sur la plage.
C'est une sorte de vie à la cool. Quand je voyais les gars qui jouaient au foot sur la plage, je me souvenais de mes rêves de gamins, quand j'imaginais que j'allais devenir Socratès ou Zico. Et puis d'aller voir Flamengo le club de Zico....

Donc pour revenir aux influences, cela n'a pas modifié ma musique en elle-même,étant donné que je ne cherchais pas le côté brésilien, mais cela a sûrement joué pour l'ambiance, bien entendu.

La Sas: Et tu as toi-même joué au foot  ?

Joseph : Ah bin oui, j'ai d'ailleurs failli en faire mon métier!
J'ai joué en moins de 15/17 ans en sélection nationale (-15 et -17 nationaux), j'étais milieu de terrain offensif, numéro 10 !
J'étais le Zidane de Nevers (rires).
Cela m'a permis de faire des tournois internationaux: ma fierté étant d'avoir joué contre Michael Owen, qui était surclassé. Il nous avait mis 4 ou 5 buts.
A l'âge de 14 ans, j'ai reçu une lettre de Guy Roux et Dominique Cuperly pour intégrer le centre de l'AJA, mais mes parents m'ont sorti la phrase mythique "passe ton bac d'abord". Et puis finalement, j'ai préféré les filles et la guitare, ce qui était peu comptatible avec les entraînements.
Plus tard, j'ai reçu des propositions pour jouer ailleurs, mais quand t'as joué en tournoi international contre Liverpool, Bucarest ou même le Real Madrid et que des mecs de 17 ans préfèrent aller jouer en PH pour des primes de match de 200 francs alors qu'ils pouvaient jouer avec nous contre ces grosses cylindrées....ça m'a pas attristé....Du coup, ça m'a un peu éloigné du foot.
J'ai préféré arrêter le foot à 18 ans pour me mettre au rugby et à la boxe.
J'ai un père qui m'a incité à faire pas mal de sport : tennis, basket...et la guitare, mais c'est plus un passe-temps...non j'déconne (rires).

La Sas: Du coup, tu joues toujours avec des potes ?

Joseph : Non malheureusement !
Mais quand je rentre en Bourgogne, je fais des foots en salle avec les copains: c'est un peu plus crevant, mais je prends beaucoup de plaisir, vu qu'il reste encore un peu de technique.

La Sas: Tu as écris et composé le prochain album de Dick Rivers : Dick est-il le survivor du Rock’n roll français à l’image d’un Tony Vairelles, dernier mohican du foot à Papa ?

Joseph : Dick c'est plutôt le Roger Milla de la Coupe du Monde 94 !
C'est un peu le vieux de la vieille: si tu lui donnes des bons ballons il peut encore marquer des buts.

La Sas:  Quelle est la personne ou l’événement qui t’as fait aimé le football ?

Joseph : Au départ, j'y suis allé un peu forcé vers 5 ans pour faire un sport collectif.
A côté de ça, je faisais déjà un peu de tennis, de la natation...
Mais le foot c'est là où je me débrouillais un peu mieux....la natation c'était pas trop ça et le tennis j'étais un peu exubérent et violent, du genre à avoir des envies de meurtres ou de casser ma raquette (mais je n'en ai jamais cassé.Pas les moyens!)
.
Plus tard, le gros engouement, c'était l'équipe du Brésil celle de 86 celle de Guadalajara, de Zico, Socratès auxquels je m'identifiais: d'ailleurs en 86, j'étais pour le Brésil, contre la France.

La Sas: Ton club de cœur français ?

Joseph : J'aimais bien le Marseille de 93, mais maintenant, je suis beaucoup moins le foot et surtout le foot français.
J'aimais bien le Barça de l'époque où Ronaldihno était au top.
Sinon j'ai toujours été attiré par le foot anglais: y'a un côté engagement qui me plaît et que je retrouve aussi dans le rugby.
Mais maintenant avec tous les milliardaires et tout...
Quand j'étais môme, ma mère, qui allait souvent en Angleterre, m'avait offert un maillot de Liverpool avec un numéro 10 et mon père m'avait parlé de Kevin Keegan. J'aime bien ce genre de club, des clubs ouvriers où, soit on fait du rock, soit on fait du foot.


La Sas:  ...un peu Working Class Hero ?

Joseph : Ouais exactement, bonne référence !!


La Sas: Quel est ton 12 juillet 1998 musical ?

Joseph : 98, ça me fait penser à Louise Attaque d'un côté et à Manu Chao de l'autre: pas forcément les courants musicaux que j'écoute maintenant...
C'était une belle année pour moi 98: je rentrais dans une école de cinoche, j'étais amoureux, on gagnait la Coupe du Monde, une des plus belles années de ma vie !
Et ce coup-là, j'étais pour la France: c'était une équipe, imparable, je ne voyais pas comment ils pouvaient perdre !
J'ai jamais été trop chauvin et trop Français, mais là, j'étais à fond derrière eux: j'essayais même de défendre Guivarch, alors attaquant de l'AJA, auprès des potes.

La Sas: Quel est ton 8 juillet 1982 musical ?

Joseph : Ma déception musicale ?
Y'a un groupe qui m'a déçu, c'est Placebo: j'étais fan du 1er album.
Je suis arrivé à Paris en 95 et je suis allé voir mon 1er concert parisien au festival des Inrocks avec Placebo et Eels.
A l'époque, les Inrocks avaient parlé de Nirvana et des Pixies et j'avais retrouvé un peu de ça dans l'album.
J'ai vu Brian Molko monter sur scène avec le sourire avec un son différent de celui de l'album et là...j'ai été déçu ! L'image ne correspondait pas à ce que véhiculait la musique
Du coup, j'ai moins suivi les 2/3 albums suivants.
Un peu comme le 2è album de Bloc Party: j'avais beaucoup aimé le 1er mais le 2è a été une grosse déception.

La Sas: Est ce qu’il t’est déjà arrivé de tacler un artiste au niveau des genoux en interview ? Si oui, le(s)quel(s) ?

Joseph : Non pas vraiment: y'a des mecs que j'aime moins et comme j'suis un peu grande gueule....
Les types qui font une musique avec un discours, lorsqu'ils sont différents dans la vie de ce qu'ils véhiculent en promo...quand je les croise, je le leur dis !

La Sas: Tu embrasses un crâne avant d'entrer en scène, tu choisis celui de:
A. Dominique A
B. Fabien Barthez
C. Kojak

  
Joseph : Oh putain la question: allez....Dominique A: c'est celui qui m'a le plus influencé dans ma vie actuelle.
Mais Kojak pourquoi pas ?
Celui de Barthez, il a trop été embrassé.

La Sas: Quel est ton pronostic pour ce soir (Chelsea-MU) ?

Joseph : Je vais plutôt supporter Manchester: allez 2-0 !

La Sas: Quel est ton pronostic pour la finale de l’Euro ?

Joseph : Je ne peux qu'être derrière le vieux Raymond. J'espère, même si Trézéguet ne sera pas là.

La Sas: Tu regrettes l'absence de Trézéguet ?

Joseph : Y'a quelquechose qui m'énerve avec cette génération 98/2000, c'est que les mecs étaient de bons joueurs, qu'ils ont bien fait leur boulot, ils ont été champions et tout, mais je n'aime pas tout ce qu'il s'est passé après...la télé, les pubs pour Leader Price, Mc Do. C'est un peu comme Brian Molko sur scène, c'est décevant.
Ensuite Trézéguet, c'est pas forcément mon joueur préféré, mais il a su marquer "LE" but décisif.
Ca m'empêchera pas de dormir ce soir, mais je pense qu'il avait sa place plus que d'autres.

joseph d anvers

Joseph, sa guitare et un teeshirt avec la tête de Barthez

 

Remerciements: merci à Cécile d'Atmosphériques (http://www.atmospheriques.com), ainsi qu'à Joseph pour sa disponibilité

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